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LIMA
SIERRA DELTA LX
Vous avez devant les
yeux le soixantième bulletin de Lima Sierra Delta édité par l’association
portant le même nom et dont le but principal est d’informer le public sur les
activités culturelles du groupe La Souris Déglinguée et de sa galaxie. Si vous êtes
allergiques aux accoutumances chronophages de la cyber-communication, il est
recommandé de correspondre à l’ancienne en vous adressant à Lima
Sierra Delta, BP 20039, 75221 Paris cedex 05, France. Si vous êtes
irrémédiablement accros à la toile arachnéenne, il suffit de contacter
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Pour recevoir gracieusement les prochains bulletins, vous êtes priés de joindre
autant d’enveloppes correctement affranchies, mentionnant noms et adresses des
destinataires, Les anciens sont en ligne sur la-souris-deglinguee.com et clandestines79.fr .
Vendredi 22 janvier 2010. On
aurait aimé ne pas commencer la journée en allant à l’Institut médico-légal du
quai de la Rapée,
mais voilà c’est comme ça, les poings du destin ont frappés à la porte de la
famille et des amis de Sébastien. Favre
Les plus proches et les plus éloignés se sont tous retrouvés en début
d’après-midi pour la cérémonie au cimetière Père Lachaise. Tony Marlow, Baldo,
Big Joe et les autres ont prononcé les mots qu’il fallait lors de ce
recueillement. De manière évidente, certains jeunes et moins jeunes ont une
passion hors du commun pour le rock and roll. Sébastien faisait partie de
ceux-là. Rest in peace, Seb.
De l’autre
côté de la Seine,
We Lose 2 Win Syndicate fait
réception des cartons toulousains contenant ATDO, chansons pour guitare
électrique : un petit
livre contenant tous les textes de chansons que j’ai pu écrire entre 1979 et
2007, c’est-à-dire les classiques, les rares et aussi les inédits. C’est Laurent
Chalumeau qui a fait la préface. Les textes sont classés par ordre de création
et non pas par rapport à la discographie officielle. Pour faire l’acquisition
de ce songue-bouc, il suffira de le commander sur le site clandestines79.fr ou bien
de se le procurer aux points de vente suivants :
Ambiphoque, 10 rue de Écoles, 75005 Paris.
Silly Melody, 14 bd Saint-Michel, 75006 Paris.
Parallèles, 47 rue Saint-Honoré, 75001 Paris.
Born Bad, 17 rue Keller, 75011 Paris.
Le
Silence de la Rue. 39 rue Faidherbe, 75011 Paris.
Quand j’arrive à Radio Libertaire, l’émission
a déjà commencé. J’entends Irina blues
à travers la porte blindée. La dernière fois que j’étais passé par là, c’était
pour envoyer un message amical à un camarade derrière les barreaux. Cette fois-ci,
c’est mieux, le désormais ex-tôlard est assis à côté de moi. « Oreilles
libres » est animé par S&X depuis au moins une paire d’années, entre
14h30 et 16h, chaque jour de Vénus. S&X ont tenu à diffuser Le temps des cerises, version revue et
corrigée par qui vous savez. S&X ont également passé Dans le ciel de l’U.R.S.S., une sélection pas incompatible avec
l’esprit anti-totalitaire qui règne dans le studio de la Voix sans maître.
Plus tard dans la soirée, un supporter
lysergiste du sud de la capitale des Gaules monté jusqu’au pays des Parisi,
trouve l’opportunité d’écouter des raretés asiamaniaques telles que la
bande-son du projet cinématographique Saigon
Samedi.
Dans le supplément du Monde Magazine du
samedi paru au début de l’après-midi, certains ont déjà lu à la page 30, les
lignes suivantes écrites par Laurent Carpentier :
Le glas de l’âge d’or
Comme la plupart des gars de
son acabit, c’est la musique qui a jeté Christophe Lameignière dans la
bataille. Il a fait ses débuts autour d’une scène, transportant les amplis et
s’improvisant un jour, dans les coulisses du Gibus, mythique club parisien,
manager d’un groupe punk : Bikini. Il sourit lorsqu’il évoque son premier
« stade » : « Un truc pourri dans un bled paumé.
Quelqu’un devait être le beau-frère de
l’adjoint à la culture ou quelque chose comme ça. On avait monté l’affiche à La Souris Déglinguée
et Wunderbach. Et pour y aller, on avait loué un bus… Ce bus a été le cauchemar
des toutes les stations-service dans lesquels on s’est arrêtés ». Il avait 17 ans. Il en a trente de
plus aujourd’hui mais le mods d’hier porte toujours un tee-shirt Fred Perry et
des Clarks aux pieds.
Il s’agit du festival de Faverges organisé, au milieu de l’été 1982,
dans le Piémont savoyard, par un sympathique élu municipal qui était le père ou
l’oncle de la girl-friend de Michel,
le premier batteur de Wunderbach. Jetez un nouveau coup d’œil sur votre copie
du clip Parti de la jeunesse. Vous y
verrez les images suivantes : Fabian, Wundermarco jouant au foot sur le
fameux stade avec Christophe L., pas encore devenu big boss de Sony Music
France ! Bravo Monsieur. Pour ce qui est du voyage-aller, je tiens à
signaler que je n’étais pas dans le bus de location, donc je suis totalement
étranger à l’épisode des stations-service. Je me suis rendu de la caserne
sarrebourgeoise au « stade » favergien en avion.
Samedi 23 janvier 2010. Petite
coupure de presse annonçant le concert de LSD au Ba-Ta-Clan. Sylvain Tripoli et
Phil Oulan –Bayonne partent vers midi en
précurseurs, destination le 50 boulevard Voltaire. Il sont rejoints peu de
temps après par Mathieu Shambala, Choy Rangoon, Arnaud Avignon, Cambouis et sa
caisse claire, Muzo et ses deux saxos. puis Jim Troglo Tout le monde d’être
accueilli par Phil Guérilla Alias, déjà régisseur pour les « 25 ».
Rikko qui a garé son scoot pas très
loin, débarque casqué avec ses deux basses en bandoulière. Gil Giuglio le
camarade photographe se cale dans un fauteuil du balcon pour le reste de la
soirée. Il est 15h30 pile, le moment
est venu de faire la balance à laquelle assistent Jean-Claude du Canal
historique, Tam, Anne PCR et Farid. Oui, Farid de Lomb’co. La présence de ce
dernier qu’in n’a pas vu depuis longtemps, laisse présager que d’autres anciens
vont pointer leur nez pour l’anniv’ des « 31 ». Cette fois-ci, il n’y
a pas de nuages de peinture aérosol qui se propagent sur scène, les terroristes du graf n’étant pas de la
partie comme en 1989 pour fabriquer une toile de fond lysergique. 18h. Laurent,
Marie-Laure, Toshiko, Juxi Pékin, les cadettes Suzy Kiêu et Kelly commencent à
mettre en place le stand LTDC/Clandestines. 19h. Ouverture des portes. L’un des premiers des 1800 à se pointer
pour faire éclater la jauge de la salle, c’est … Jimmy le Métis ! Vu les
antécédents du jeune homme, son entrée a fait évidemment l’objet de
négociations préliminaires. Texto de Thierry Cold Sweat Mathieu
« ex-Pellator » qui écrit qu’il ne pourra pas venir au concert car il
doit aller chercher sa filleule à la gare mais qu’il sera là pour les « 40 » !
Goldorak déboule en solo non accompagnée de sa reine du Mali. Ensuite dans le désordre,
pendant le set de Paskal et Monster Klub, ils arrivent tous, grappe par
grappe: Zaïrois, Billy Point-Show, Philippe Sabre, Christine C., Marina Sabre
junior, Frank Beaurepaire Pattaya, Hervé Philippe, Isa D., Gérald Rockalusine,
Ma Desheng des Rues de Pékin, Alain Th., Alain Tribal, Philippe Fraggle de
Toulouse, Bruno Darklor venu sans Karpov « Je suis à Shamonix »,
Philippe tatoué Rock and roll vengeance,
Rachel Montrouge, Juliette B., Manu Souham et Esméralda, Laurent Nha Quê et
Cathoch, Love Fifteen et Soisic. Hervé Deplasse, Gilles Gimenez et les
Aurillaciens, Yves de Sainte-Féréole, Eric Yellow Flag et Isabelle
d’Aix-en-Provence, Nikho de Lodève, Benoit de Camera Silens, Tio Manu
Wunderbach et Cécile, Philippe Marion, Vince Vincent et David de Maad
Production, Huggy Appletree, Sergio, Géant Vert, la smala helvétique des
Morier, Tcherno et sa fiancée, la nièce de Celentanoï, Thai Lai
« Mékong » et Lili, Alexia, Léon Nguyen, Sit de Sainte-Livrade, Ben
Shambala, Aude C., Bathenay, Olivier du Fort d’Ivry, Sarah O. ex-Lamma Island,
Jean Bazooka Rouzaud, Daniel Ubasti de Tours, S&X les Libertaires du
Kazakhstan de Guy Môquet, Fred Pick It Up de Biarritz, Hélène « J’ai
quitté le NPA », Marianne « Moi aussi » de Montmagny, Farid G.
Cannabis Sans Frontières, Julien Grasset, King Martov, Phil Man R&F,
Marcelino Truong, Yann95 de la
Raya pour le Tibet Libre, Gabgrall « Budapest »,
Christophe Massey Ferguson, Karine M. En Indochine, Dilip Spoons Coronados,
Jean-Claude ex-squat de Saint-Blaise, Khun Chagniot et son fiston, Ronan Breizh
Wankers, Pascal Cholet et ses acolytes, le Contingent Champagne-Ardennes,
Patrick le Postman, Christian Eudeline, Southern Soul, JFG Plastic Gun, Nadine
M. Rangoon-Lhasa, Sandy, Steve et Bich, Linda, Louan et Ellyn, Hadrien F. le
fils de Graziella, Manu Camion. Il y a aussi, venu avec sa descendance, un
certain « cultivateur moderne » qui d’habitude laisse pousser en
musique la « Sensi de la
Vreu » mais qui prémédite sur ce coup de faire un feat’ sur Rien n’a encore changé. Deux jeunes Lyonnais m’annoncent que Mister
Lughistan ne sera pas là ce soir car il est retenu à l’hôtel des gros verrous
(message au camarade lughistanais : tu vas recevoir un message perso très
bientôt). Il faudrait encore plusieurs pages pour nommer toutes les partisanes
et tous les supportaires qui ont traversé l’Hexagonistan pour atteindre le
point de ralliement. 21h. LSD monte
sur scène. À partir de là, je n’ai plus de commentaires à faire et je laisse le
public comme seul juge. Une fois de plus depuis les débuts de l’histoire du
groupe, vu la place que j’occupe, le spectacle n’est pas sur scène mais dans la
salle, comme d’hab’. Merci donc à toutes celles et à tous ceux qui sont
toujours fidèles à LSD et qui mettent la
pression et une putain d’ambiance, car
sans elles et sans eux, il ne se serait pas passé grand chose. Merci à toutes
celles et tous ceux qui dans l’ombre et loin des spotlights ont préparé ce
concert. Merci aux rares médias qui ont soutenu l’événement. Parce qu’il a
donné le nom au groupe il y a très longtemps, une première pensée à J.P.
Terkadec parti sans dire adieu en 1987 et une seconde pensée à Pat Souris Krew qui a quitté ce monde
en 1997. Leurs esprits bienveillants ont plané samedi soir sur le Ba-Ta-Clan. 24h. Aphteure du côté de Parmentier,
les plats cuisinés à la thaï pour les camarades zikos, la section de tekos et
les guests ont été amenés de Bastille en scooter par Frank de République et
Jean-Luc du restaurant Baï Thong. On a bien sûr lu sur le forum du site la-souris-deglinguee.com, tous les messages
laissés par les uns et par les autres à propos de ce concert, avant et après.
Waow ! Certains intervenant-e-s sont particulièrement en forme dans l’art
de la réplique.
Autre chose, dans un interview où je suis
questionné par Christian Eudeline pour Actu SFR Musique, voilà ce qu’on peut
lire sur la page du site en rapport :
Le
flyer du concert reprend l’esthétique de Banzaï, un album particulier dans la
discographie de LSD, un album au phrasé rap, que peux-tu me raconter à ce
propos ?
- Pendant longtemps, on nous
avait mis dans la case rock alternatif, à très juste titre d’ailleurs, mais en 1990
(le 30 avril, ndlr) j’ai eu envie d’inviter NTM pour notre première partie à
l’Olympia. Ce qui m’énervait à l’époque, c’est qu’il y avait plusieurs groupes (Reich
Orgasm, Camera Silens, OTH, Oberkampf, Wunderbach…) qui se sont permis de confisquer
l’étiquette rock alternatif en en faisant presque un label de qualité et un
usage particulier. Nous, ça nous a gonflé et on leur a laissé cette appellation
contrôlée, et donc, je cherchais une alternative. C’est passé par la première
partie, NTM, qui détestait cordialement le rock et tout ce que ça représentait.
Sur le coup, je n’étais pas mécontent de favoriser cette explosion, d’offrir un
marche-pied à une autre génération. Et en ce qui nous concerne, on avait en
tête de faire un disque offrant autre chose que du rock alternatif.
Christian, dans ce passage, tu
as retranscrit une partie de ma réponse de manière imparfaite, tous ces groupes
de Reich Orgasm à Wunderbach sont des groupes amis qui ont été exclus comme LSD
de la case rock alternatif par les commissaires politiques de l’époque, pour
exemplifier, tu aurais dû mettre entre les parenthèses quelques noms de groupes
glanés du côté de l’écurie Bondage, alors fort médisants à notre encontre. Ça
serait bien si tu pouvais apporter un rectificatif allant dans ce sens..
Pour terminer ce bulletin, j’ai envie de
présenter Le Parti de la jeunesse, un
roman écrit par Christophe Carpentier et paru chez Denoël. C’est évidemment un
clin d’œil au titre d’une chanson de LSD, normal, Christophe C. est aussi fan
du groupe que vous savez. Pour le reste, dans son livre, il ne décrit pas la
jeunesse qui a eu 20 ans à la fin des années 70 ou 80 ou 90 mais celle d’aujourd’hui,
celle dont les parents écoutent Week-end
sauvage !!!!. Vous avez compris, ou il faut que je vous répète ?
Avec un peu d’avance, bonne année du tigre à toutes et à tous. À très bientôt. Rendez-vous samedi 13 février à Saignes chez
les Cantalous, je serai là-bas avec Wunder Manu pour faire un peu de fo-ï-lk et
de blues. La veille au Picolo, en face du marché Malik à Saint-Ouen, il est
prévu de faire un hommage musical à Sébastien Favre. J’y serai.
Tango
Alpha India Lima Uniform Charlie.
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