De croiser Tai-Luc, jeune Géronimo en 79, a assurément changé de manière définitive, le sens de la vie des toutes premières recrues
du “Détachement Féminin Rouge” à l'origine de(s) Clandestines.

TAI-LUC, JUKEBOX, par Fred Delforge

Chronique publiée pour la première fois en Janvier 2008 dans Zicazic reproduite avec l’aimable autorisation de l’auteur.
http://www.zicazic.com/zicazine/index.php?option=content&task=view&id=5040&Itemid=2

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 Frontman historique de La Souris Déglinguée qu’il pilote depuis près de vingt ans avec quelques jolis faits d’armes à son actif dans le milieu underground, Tai-Luc est un chanteur et guitariste qui a construit sa réputation sur scène et qui a toujours eu à cœur de mélanger les genres, les racines punk et oi! de ses premiers ébats se voyant petit à petit métissées d’influences asiatiques venues de son père Vietnamien et d’apports empruntés au dub ou même au rap…

Musicomancie par Tai-Luc

Pourquoi des reprises de Johnny Horton, Al Dexter et Hank Williams?

Ceux qui pratiquent partout sur cette planète, le punk-rock depuis 77 n’ont rien inventé.
Ce sont les musiciens du Sud des Etats-Unis des années 30-50 qui ont préparé le terrain des turbulences culturelles avec de la chanson où le port d’arme pour les filles de cabarets n’est pas prohibé, de la romance où le troubadour jure fidélité à son hôtesse de bar préférée, du gospel où le galérien peut entrevoir la lumière, de la complainte où le cow-boy urbain à la dérive se programme un avenir incertain, au final, un mix de morceaux bien cadencés et de  balades incroyablement tristes.

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Jukebox, par Maho

Tai-Luc Jukebox, par Maho
Douceur solo du chanteur-guitariste de La Souris Déglinguée. Ce premier album, tendance country assumée, revisite les chansons d’Al Dexter, Johnny Horton, Johnny Smith, Hank Williams… et nous transporte dans un univers intimiste et attendrissant, que l’on soupçonne parfois autobiographique. Toujours cette voix suave aux nasonnements si particuliers qui nous ramène, le temps d’une chanson originale, voire originelle, vers une souris discrète (Tu voulais).  Une valse (Julie la rousse) et en trois temps, trois mouvements on se retrouve à Montmartre. Le temps des cerises est un joli clin d’œil affectueux à un grand-père disparu. On s’éprend de La bohême, monument de la chanson qu’il a su s’approprier et enfin, pour tous ceux qui ont atteint la « middle life crisis », surprise : quatre chansons de Lou Reed ! Les titres ne sont pas simplement interprétés par TL, ils ont une véritable identité et sont marqués au fer rouge de sa griffe. Belle performance ! Vous en doutiez ?

Longueur d’ondes 15/02/09